Niveaux d’activité physique parmi les Canadiens de l’Atlantique ayant survécu à un cancer

Melanie Keats, Cindy Forbes, Scott Grandy, & Yunsong Cui

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Le taux d’incidence du cancer dans la population canadienne augmente graduellement depuis 2009. À l’heure actuelle, on s’attend à ce que 2 Canadiens sur 5 souffrent de cancer au cours de leur vie, ce qui correspond à un taux d’incidence à l’échelle nationale de 515,5 nouveaux diagnostics de cancer pour 100 000 personnes. Dans les provinces de l’Atlantique, le taux d’incidence moyen combiné de la Nouvelle-Écosse (627,3/100 000), du Nouveau-Brunswick (606,7/100 000), de Terre-Neuve (631,6/100 000) et de l’Île-du-Prince-Édouard (556,9/100 000) est de 605,6 nouveaux cas pour 100 000 personnes, ce qui est considérablement plus élevé que le taux d’incidence national. Parmi les patients ayant fait l’objet d’un diagnostic de cancer, 63 % survivront au moins 5 ans après le diagnostic initial. Cela signifie qu’à mesure que le nombre de diagnostics de cancer augmente, on peut s’attendre à une hausse correspondante du nombre de survivants. Bien qu’il s’agisse-là de bonnes nouvelles, cette réalité est également préoccupante puisque les effets indésirables à long terme des traitements et l’apparition de maladies concomitantes, comme des maladies cardiaques, sont devenus un enjeu de taille pour les survivants du cancer.

L’un des facteurs contribuant à une augmentation du risque de maladie chronique est une activité physique insuffisante. En effet, l’Organisation mondiale de la Santé affirme que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité en importance à l’échelle mondiale. Il est à noter que l’activité physique peut améliorer de nombreuses façons la capacité physique et la qualité de vie après un diagnostic de cancer. Ces améliorations comprennent des effets sur l’endurance cardiorespiratoire, la force musculaire, la fatigue, la dépression, l’anxiété, l’estime de soi, la capacité fonctionnelle et la qualité de vie en général. Des résultats de recherche récents indiquent également que l’activité physique serait associée à des bienfaits potentiels relativement à la survie en général et à la survie liée à des maladies spécifiques. Malgré ces bienfaits, beaucoup de survivants du cancer ne pratiquent pas la quantité recommandée d’activité physique par semaine. De nombreux organismes internationaux ont élaboré des lignes directrices en matière d’activité physique pour essayer de réduire la morbidité et la mortalité associées à de faibles niveaux d’activité physique. On recommande dans les lignes directrices actuelles 150 minutes par semaine d’activité physique modérée ou vigoureuse pour tirer des bienfaits pour la santé et réduire le risque de morbidité et de mortalité. Des études antérieures ont révélé que 78 % des survivants du cancer canadiens sont inactifs. Par conséquent, l’objectif de ce rapport était de se baser sur un échantillon représentatif du Canada atlantique pour décrire et comparer les niveaux d’activité physique de personnes ayant rapporté des antécédents de cancer à ceux de personnes n’ayant jamais reçu de diagnostic de cancer.

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