Nombre d’heures consacrées à l’activité physique et énergie dépensée selon les domaines d’activité physique : Résultats de la cohorte de l’étude Tomorrow Project en Alberta, au Canada

Journal : Int J Behav Nutr Phys Act | Date : octobre 2011 | Auteurs : Csizmadi I, Lo Siou G, Friedenreich CM, Owen N, Robson PJ.

CONTEXTE :
Il est essentiel de connaître les habitudes des adultes relativement aux différents domaines d’activité physique pour mettre au point des stratégies centrées sur la population qui augmenteront la dépense énergétique et réduiront le risque d’obésité et de maladies chroniques connexes. Nous rapporterons le nombre d’heures consacrées à l’activité physique et la dépense d’énergie en fonction du domaine d’activité chez des participants d’une étude de cohorte prospective en Alberta, au Canada.
MÉTHODES :
Le questionnaire PYTPAT (Past Year Total Physical Activity, c.-à-d., activité physique totale durant l’année précédente) a été rempli par 15 591 participants de l’étude Tomorrow Project® entre 2001 et 2005. Les questions portaient sur le type, la durée, la fréquence et l’intensité de l’activité physique. Le nombre d’heures d’activité en fonction du domaine d’activité physique et la dépense d’énergie liée à l’activité, exprimée en pourcentage de la dépense énergétique totale (DET) (moyenne [É.T.]; médiane [IIQ]) ont été rapportées pour les différentes catégories de niveau d’activité physique (NAV = DET:DER) : inactif (< 1,4), peu actif (1,4 à 1,59), actif (1,6 to 1,89) et très actif (≥ 1,9).
RÉSULTATS :
Chez les femmes très actives et chez tous les hommes sauf ceux considérés comme inactifs, la dépense d’énergie liée à l’activité était principalement attribuable à des activités professionnelles. Parmi les hommes inactifs et les femmes actives, peu actives et inactives, la dépense d’énergie découlant de tâches ménagères était comparable ou supérieure à celle découlant de l’activité professionnelle. La dépense d’énergie associée aux activités de loisirs diminuait avec les catégories de niveau d’activité physique; toutefois, même chez les hommes et les femmes les plus actifs, elle ne comptait que pour moins de 10 % de la DET. Lorsqu’elle a été classée en fonction du statut professionnel, la dépense d’énergie liée à l’activité durant les loisirs était la plus élevée chez hommes retraités [moyenne (E.T.) : 10,8 (8,5) % de la DET], comparativement à ceux qui travaillaient à temps plein, à temps partiel ou qui étaient sans emploi. L’activité physique liée aux déplacements était négligeable dans toutes les catégories de NAP et de statut professionnel.
CONCLUSIONS :
Pour la portion inactive de cette population, il faut envisager d’intégrer aux routines quotidiennes des activités physiques non liées aux loisirs, en particulier dans les milieux professionnels et dans le cadre des déplacements, pour augmenter les niveaux d’activité dans l’ensemble de la population. Des changements au niveau de l’environnement et des politiques visant à promouvoir des moyens de transport actifs et des projets dans les lieux de travail pourraient augmenter la dépense énergétique quotidienne totale en réduisant les périodes prolongées en position assise.

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